What a difference !

06 février 2009

SNOW !

Il neige ! Beaucoup et presque tous les jours depuis lundi !

Malgré ce que l'on peut croire en France, c'est assez rare ici. Le pays est pratiquement paralysé. En effet, il faut ajouter à la neige le fait que le pays est carrément à court de sel pour saler les routes !

N'empêche, c'est beau, voyez plutôt.

It’s snowing ! A lot and almost everyday since Monday !

Despite what people may think in France, it is quite rare here. The country is almost to a stand still. Indeed, on top of the snow, we have now completely run out of grit to clear the roads.

Anyway, it is beautiful, check this out.

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Tout le monde retombe en enfance. La plupart des écoles étant fermées, les enfants en profitent à fond, mais les adultes aussi.

The child in all of us is coming back to life. As most of the schools are shut, the children can enjoy it fully, but so are the grown-ups.

http://www.youtube.com/watch?v=2TD-DTsuhKU

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26 janvier 2009

A passion for horses

Pas moi, attention ! Je vais peut-être pas me faire des amis, mais voilà, j'avoue, je n'aime pas les animaux... Je ne supporte pas qu'on leur fasse du mal, mais je n'ai aucune affinité avec eux et préfère rester à distance raisonnable...

Bref, tout ça pour dire que les Britanniques, tout comme leurs voisins irlandais, adorent les chevaux. Impossible de trouver de la viande de cheval dans ce pays !

Et quand ils allient leur passion des chevaux avec une autre de leur grande addiction, le pari, ça nous donne presque une religion : les courses de chevaux…

Vivant dans une ville anglaise très célèbre pour ses courses, il était temps après 3 ans ici, que je me décide à assister à la plus grande course de l’année ! J’ai enfin acheté mes billets et avec 5 copains, dans moins de 2 mois, nous allons côtoyer l’aristocratie anglaise !

Pour ne pas faire tache au milieu de toutes ces « gentlemen and ladies », je suis maintenant à la recherche de LA veste en tweed. Si vous voyez quelque chose qui ressemble à ça pour un prix raisonnable, laissez un petit commentaire !

                                                              tweedjacket

Je suis aussi ouverte la possibilité d’un chapeau en tweed avec une plume de faisan !

Not me, oh no ! I probably won’t make any friends here, but here it comes : I don’t like animals... I can’t stand cruelty on animals but I just don’t feel any connection with them and I’d rather stay away from them...

Anyway, all this to say that the British are big horse fans ! Really hard task to find some horse meat in the UK !

So, when they marry their passion for horses to their other big addiction, betting, you almost end up with a religion : horseracing...

Living in an English town mainly famous for its races, it was about time, after 3 years living here, that I bring myself to attend the biggest horseracing event of the year !

I have just bought my ticket and with 5 friends, in less than 2 months, we are going to mix with the English aristocracy !

So, as I don’t want to look out of place with the fine gentlemen and ladies, I am looking for THE tweed jacket. If you know where something similar to this, please leave a comment !

I would also happily consider a hat with a pheasant feather !

                                                      

horseracing

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25 janvier 2009

Je vis dans un pays low cost...

               SinkingUK

Ca y est, le Royaume-Uni est officiellement rentré en récession vendredi.

Non seulement le PIB n’a pas augmenté, mais il s’est même carrément cassé la gueule pour atteindre – 1,5% au quatrième trimestre.

Le chômage ne cesse d’augmenter et tous les secteurs sont touchés. C’est pas joli joli.

Pourtant, les Britanniques ont bien écouté le message du Gouvernement « Consommez pour relancer l’économie » et ont retrouvé en masse leur « High Street » chérie pour faire augmenter leur consommation, en janvier, de 5,6% par rapport à l’an dernier. Comme je l’ai déjà évoqué dans le post précédent, il est vrai qu’ils n’ont vraiment besoin de beaucoup d’excuses pour sortir leur carte de credit, mais certains ont quand même réussi à se convaincre qu’acheter une nouvelle paire de chaussures revient à donner à l’Armée du Salut. Quel patriotisme ! Quel sens de l’abnégation !

Cependant, rien n’y fait : les entreprises licencient à tour de bras, les banques continuent d’annoncer des pertes record et, pire que tout en ce qui me concerne, le taux de la livre s’effondre pour, après un léger sursaut en début du mois, se rapproche à nouveau dangereusement d’1 euro.

Psychologiquement très difficile à accepter pour moi, quand je me risque à convertir mon salaire en euro. Je me retrouve avec un salaire de débutante après 4 années de boulot !

Moi qui d’habitude ne manque jamais d’aller faire un tour dans les magasins français quand je descends chez mes parents ; lors des vacances de Noël, je suis restée à distance raisonnable de toutes boutiques, devenues trop chères pour moi. Faut voir la vérité en face, je vis maintenant dans un pays low cost et je suis devenue pauvre. Du moins en euros. En un an, mon salaire en euros a diminué de 33%...

Si on regarde le bon côté des choses, on peut espérer qu’en étant devenu low cost, le Royaume-Uni va attirer des investisseurs…

Et déjà, certains commencent déjà à tirer profit de cette crise… et pas forcément, ceux à qui on penserait.

En effet, une copine slovaque m’expliquait hier que son frère qui vivait avant en Angleterre, venait de rentrer au pays pour lancer son business. Les vêtements coûtant extrêmement chers en Slovaquie (prix identiques au prix en France pour un salaire moyen de 400 euros), il va ouvrir une boutique de vêtements et articles de sport d’occasion. Au lieu de se fournir en Europe de l’est, il achète tous ses articles en Angleterre. Une fois par mois, il vient en Angleterre profiter du taux de change favorable et des prix bradés dans les magasins britanniques. Il les revend ensuite comme vêtements d’occasion 2 ou 3 fois plus chers à des clients ravis de l’aubaine.

L’Europe de l’est vient faire des affaires au Royaume-Uni. C’est le monde à l’envers !

Vendredi, David Cameron, leader de l’opposition, annonçait qu’il ne fallait pas écarter l’éventualité d’avoir de nouveau recours au FMI pour un soutien financier, comme cela avait été le cas dans les années 70. Nous n’en sommes sans doute pas encore là, mais nous en sommes en droit de nous demander où tout ceci va s’arrêter.

Quoiqu’il en soit, profitant des prix de l’immobilier qui se casse la gueule, je vais sans doute acheter une maison avec Bricolo ici en Angleterre. Le navire est peut-être en train de sombrer, mais nous ne sommes pas encore prêts à le quitter. Et puis, de toutes façons, on sait encore nager…

That’s it : the UK is now officially in a recession.

Not only the PBI did not grow over the last 3 quarters but it actually collapsed to reach -1.5% in the last quarter.

Unemployement keeps increasing and all parts of the economy affected. Not a pretty situation.

Yet, the British listened to the Government’s advice “Shop to support the economy” and went back to their beloved High Street where they managed to increase the spend for january by 5.6% compared to last year. As mentionned in a previous post, the British do not really need an excuse to take out their credit card. But, lately, some of them have managed to convince themselves that they do it for the economy’s sake. Buying a new pair of shoes is liking giving to a Charity ! So patriotic !

Yet, this has no impact : companies are laying off, bank keep on announcing huge losses and, worst of all as far as I am concerned, the Sterling exchange rate  is constantly decreasing and is getting dangerously close to 1 euro.

I struggle to accept this situation when I dare to convert my salary in euros. My salary is now equal to the one of a young graduate when I’ve been working for 4 years !

If I usually never fails to go shopping when I get over to my parents, I stayed way cleared from the shops, over the Christmas holiday, as they’ve now become too expensive for me.

Let’s face it, I now live in a low cost country and I’ve become poor. At least in euros... In a year, my salary in euros has decreased by 33%...

Looking on the bright side, we can hope that being now a low cost economy, the UK will attract investors.

Already, some start making money out of the situation... and not those we may think...

Indeed, yesterday, a Slovak friend of mine was telling me about her brother who after living in the UK for a few years, is now back in Slovakia to start a business. Clothes being so expensive in Slovaquia (similar prices than in France with an average salary of €400), he is opening a second hand sportswear shop. Instead of procuring his items in Eastern Europe, he purchases all his clothes in England. Once a month, he travels to England to take advantage of the exchange rate and the huge discounts in the shop. He then sells back the clothes as second hand for 2 or 3 times the price to verry happy customers.

Eastern Europe is making business in the UK !

On Friday, David Cameron, the opposition leader, announced that we may to request once again support from the IMF as it happened in the 70s. We may not be there yet but one can wonder how far this is going to take us.

Nevetheless, taking advantage of the decrease in the property prices, I am looking at buying a house with Mr Bricolo. The ship may be sinking but we are not leaving it yet... And, anyway, we know how to swim...

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15 septembre 2008

Tendance 2008 : Le credit crunch

creditcrunch

La crise financière qui a touché les Etats-Unis à l’été 2007 est en train de toucher de plein fouet les ménages anglais. En France, les marchés financiers et les banques sont touchés, certes, mais les finances des ménages restent relativement stables.

Tout le monde parle du credit crunch, tous les jours, à toutes les occasions, sur tous les sujets. Quand on ne sait pas de quoi discuter à la pause café, au lieu de discuter du temps, on parle du credit crunch.

Si vous tapez « credit crunch » sur Google.co.uk, vous obtenez un peu plus de 5,5 millions de pages.

Pas un journal télévisé qui n’aborde le credit crunch quelque soit le sujet. Les vacances, la rentrée des classes, le coût de l’essence, l’immobilier sont les sujets traditionnels qui amènent à parler du credit crunch. Vécu : un reportage sur la nage en rivière où un des membres de l'association a quand même réussi à parler du credit crunch sur un sujet de 2 minutes !

Même les magasines féminins les plus tendances telles que Glamour succombent au credit crunch.

En août 2008, le magasine féminin Elle UK a rajouté une rubrique à son numéro mensuel entièrement dédié à partager des astuces avec ses lectrices pour survivre à cette période.

Ceci s’explique en partie par le fait que les anglais ont une approche totalement différente vis-à-vis de l’argent.

Grosso modo, l’argent qu’ils gagnent est fait pour être dépensé. Mais pas seulement. L’argent qu’ils n’ont pas doit aussi être dépensé.

Les anglais sont les fiers propriétaires de nombreuses cartes de crédit. En effet, chaque magasin, supermarché, banque ou compagnie aérienne propose leur carte de crédit et les critères d’attribution de ces cartes de crédit restent relativement faciles à remplir.

Possédant moi-même une carte de crédit, la limite de cette carte est de 6000 livres sterling (environ 8000 euros). Je peux donc dépenser 6000 livres qui ne m’appartiennent pas. Bien sûr, le taux d’intérêt s’élèvent à environ 17% mais ça n’est qu’un détail pour la plupart des gens.

Ainsi, je reçois chaque mois mon relevé de carte de crédit sur lequel on m’indique combien il me reste à dépenser. Si j’ai dépensé 50 livres avec ma carte, mon relevé portera la mention « Reste à dépenser : 5950 livres » !
Surprenant quand on vient d’un pays où l’épargne commence dès la naissance.

Les banques, avant la crise financière que l’on connaît aujourd’hui, prêtaient jusqu'à 5 fois le salaire brut annuel. Avec des taux d’intérêts entre 6% et 7%, les remboursements mensuels peuvent représenter une grosse partie du budget mensuel d'un foyer.
Les taux étant fixes pour seulement 2 ou 3 ans, cela fait froid dans le dos.

Récemment, une copine, non anglaise, me racontait que son chef avait débarqué au travail complètement bouleversé. En rentrant du bureau la veille, il avait trouvé les serrures de sa maison changées par sa banque.

Il avoua qu’il n’avait pas rembourser son emprunt depuis 3 mois et qu’il avait reçu plusieurs lettres de relance de la banque, mais qu’il ne les avait pas ouvertes. Ma copine, consternée, lui demanda ce qu’il pensait qu’il allait arriver. Il répondit qu’il pensait que tout allait s’arranger. Comme par magie, sans doute.

Avec un salaire annuel brut de 20000 livres (environ 25000 euros), il possédait une maison, sortait tous les soirs, allait au restaurant régulièrement et dépensait dans les magasins sans compter. Et il pensait que tout allait s’arranger. « I thought it was going to be ok ».

Depuis, il n’a pas récupéré sa maison mais s’est acheté une voiture neuve.

Et le chef de mon amie n’est pas un cas unique : entre août 2007 et août 2008, 48% de foyers supplémentaires ont vu leur bien immobilier exproprié par les banques. De même, sur les foyers qui ont des dettes, hors emprunt immobilier, la dette moyenne par foyer est de 20 895 livres soit environ 26 000 euros.

Mais rendons à César ce qui est à César, du fait du prix des études universitaires et l’absence d’épargne de leurs parents, les jeunes débutent dans la vie avec un emprunt étudiant très important.

Pendant des années, l’économie anglaise n’était soutenue que par une consommation comme nulle part ailleurs en Europe.

Les expressions « Shop until you drop » ou « Retail Therapy » illustrent l’activité préférée des anglais pour leur week-end, juste après la sortie au pub.

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Le sincère choc du chef de mon amie montre l’attitude absolument irresponsable et enfantine des anglais vis-à-vis de leur argent.

Ils veulent tout, tout de suite, et dépense sans compter ou penser à l'avenir.




Ici, en Angleterre, cela s'appelle le Credit Crunch. Et tout le monde en parle.


Mais tout ceci s’explique surtout par la consommation à outrance qui sévit dans les High Streets anglaises.

Très rapidement, beaucoup d’anglais se retrouvent en situation de banqueroute personnelle.

Posté par bricolotte à 20:24 - Commentaires [1] - Permalien [#]